Les Bleus vainqueurs par chaos ?
Unanimement salués pour leur puissance de feu offensive, les Bleus ont peiné à rassurer défensivement lors de la phase de poule. Pour la dernière balade de Didier Deschamps, l’équipe de France restera-t-elle celle de la folie plutôt que celle de la structure ?
Il ne suffit que de quelques minutes de marche dans les rues de New York pour se rappeler qu’ici, Michael Olise pourra faire n’importe quoi, il ne sera jamais le numéro 11 préféré des locaux. Ce CDI de demi-dieu est réservé à Jalen Brunson, meneur des Knicks et MVP des finales NBA 2026. Un homme qui a ramené le titre à Spike Lee après 53 ans d’attente, bien aidé par OG Anunoby, héros du match 4 contre les Spurs et défenseur d’élite au sein d’une ligue où résonne un classique du sport US : « O ffense sells tickets, defense wins championship » ( « l’attaque fait vendre des billets quand la défense fait gagner des titres » en VOSTFR). Un mantra qui a longtemps accompagné Didier Deschamps dans ses succès et dans l’idée globale qu’il se faisait d’une aventure réussie. La solidité amène la sérénité. La certitude bat la folie. La victoire par la raison et pas celle par chaos, qui pourrait pourtant être le tube de notre été 2026. Par la force des choses.
Dr Kylian et Mr Hernandez
Si on avait pu mettre France-Norvège dans une salle d’interrogatoire avec un good cop et un bad cop , le compte-rendu aurait livré deux vérités différentes mais tout aussi exactes : la France peut coller quatre buts à absolument n’importe qui ; la France peut en prendre deux contre à peu près toutes les équipes qui demeurent dans le tableau. Cette première analyse n’est pas un sentiment, juste un fait : avec cette version de Kylian Mbappé, capable d’être décisif sans être buteur et impactant sans ballon, un Ousmane Dembélé enfin chirurgical en bleu et Michael Olise, l’équipe de France peut faire danser qui elle veut. Quand elle veut. Encore plus si Désiré Doué – menaçant mais toujours aussi peu juste contre la Norvège – ou Bradley Barcola se mettent réellement au diapason. Tout le monde le sait et personne n’y peut quoi que ce soit. En grande partie parce que les raisons qui expliquent cette domination offensive sont plus individuelles et impalpables que tactiques et objectives. Oui, ces garço
Par Swann Borsellino pour SOFOOT.com
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